Le concept de la mort dans les traditions anciennes
- Sarah Epiphany
- 20 août 2025
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Civilisation | Conception de la mort | Destin de l’âme / esprit | Sens symbolique |
Préhistoire (Néandertal, Homo sapiens) | La mort est constatée physiquement (corps immobile, décomposition). | Probable croyance en une survie : sépultures avec offrandes et objets. | La mort devient un mystère qui mérite un rituel. |
Égypte antique | La mort est un passagevers l’au-delà. | L’âme (ba) et le souffle vital (ka) quittent le corps mais reviennent si celui-ci est préservé. Jugement devant Osiris. | Importance du rite funéraire(momification, Livre des Morts). |
Mésopotamie (Gilgamesh) | La mort est une condition inévitable de l’homme. | Les morts vont dans le monde souterrain (un lieu d’ombre, morne, sans retour). | La mort marque la fragilité humaineface aux dieux. |
Grèce antique (Homère → Platon) | Homère : ombre triste au royaume d’Hadès. Platon : séparation âme/corps. | Âme immortelle qui survit, parfois réincarnée (orphisme, pythagorisme). | La mort devient un concept philosophique lié à la vérité. |
Inde ancienne (Védas → Upanishads) | La mort n’est pas une fin mais un cycle (samsara). | L’âme (ātman) se réincarne jusqu’à atteindre la libération (moksha). | La mort est une illusion, la vie est un chemin spirituel. |
Chine ancienne (Taoïsme, Confucianisme, Ancien culte des ancêtres) | La mort relie aux ancêtres. L’âme se divise : une partie monte, l’autre reste. | Les défunts continuent à exister par le culte des ancêtres. | La mort nourrit la continuité familiale et cosmique. |
Synthèse
Égypte → la mort est un passage à préparer.
Mésopotamie → la mort est inévitable, tragique, sans retour.
Grèce → d’abord fatalité, puis porte de la philosophie.
Inde → la mort est une illusion, elle ouvre sur un cycle de renaissances.
Chine → la mort maintient le lien entre vivants et ancêtres.








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