Les trois joyaux : une voie vers la libération
- Sarah Epiphany
- 26 juin 2025
- 3 min de lecture

Je ne suis pas bouddhiste. Mais j'adore explorer les chemins intérieurs, qu'ils soient philosophiques, spirituels ou religieux. Il y a des concepts qui résonnent en nous, même s'ils ne sont pas " de notre tradition". Et j'avais envie de vous parler des 3 joyaux, que j'ai découvert dans un livre parlant du bouddhisme.
Que sont les trois joyaux ?
Dans le bouddhisme, les trois joyaux ( ou "triratna" en sanskrit) sont les 3 pilliers sur lesquels repose tout chemin spirituel vers l'éveil. Les voici :
1 : Le Bouddha : l'exemple du Maître éveillé. Ce n'est pas un dieu, mais un être comme toi et moi, qui a compris d'où vient la souffrance et comment on peut s'en libérer. Avoir confiance en le Bouddha, c'est croire qu'il est possible, pour nous aussi de nous éveiller.
Le Dharma : l'enseignement. Ce sont les paroles, les conseils, les vérités transmises. Le Dharma est la voie intérieure qui nous aide à mieux comprendre le monde, nos réactions, et comment sortir de la souffrance.
La Sangha : La communauté. Ce sont les autres chercheurs, les personnes qui marchent sur un chemin spirituel, avec qui nous pouvons échanger, évoluer, nous soutenir. Cela peut être une communauté religieuse, un groupe de méditation, ou même des amis de coeur engagés dans la quête de sens.
Avoir confiance en ces trois joyaux, ce n'est pas croire aveuglément. C'est choisir de s'appuyer sur une direction, une source d'inspiration et un soutien collectif pour avancer dans la vie avec plus de clarté.
LE SAMSARA : La roue des souffrances
Le Samsara, dans la pensée bouddhiste, est le cycle incessant de naissances, morts et renaissances, mais surtout le cycle des souffrances que nous revivons sans cesse. Ce n'est pas forcément à prendre au sens littéral : même en une seule vie, combien de fois répétons-nous les mêmes schémas? les mêmes blessures ? les mêmes relations toxiques ? les mêmes peurs ou fuites ?
Le Samsara, c'est cette roue intérieure qui tourne sans fin, tant que nous ne comprenons pas comment nous en libérer. Il ne s'agit pas de fuir la vie, mais de sortir de ce qui nous attache à la souffrance inutile.
Même sans être bouddhiste, on peut reconnaître la valeur universelle de cette approche. Voici une façon plus personnelle de voir ces trois joyaux :
Le bouddha peut devenir l'idée que l'éveil est possible, que nous ne sommes pas condamnés à souffrir toute notre vie.
Le Dharma, ce sont tous les enseignements de sagesse qui nous touchent : cela peut venir de la philosophie, d'un livre, d'une thérapie, d'un maître spirituel ou même d'une chanson ( et ça m'arrive très souvent) qui ouvre notre conscience.
La Sangha, c'est notre cercle d'âmes, nos alliés sur le chemin. Ceux qui nous élèvent, qui nous rappellent qui nous sommes quand on doute, qui nous accompagnent sans juger.
Et si nous avions le droit, chacun à notre manière, de choisir une source d'inspiration profonde ( un enseignant, une figure symbolique) ?
Et si nous osions nous laisser toucher par les enseignements, même s'ils ne viennent pas de notre culture ?
Et si nous cherchions à nous entourer de personnes qui nourrissent notre lumière, plutôt que de rester seuls dans nos luttes ?
Alors, peut-être, nous ne mettrions pas fin à toutes nos douleurs d'un coup...Mais nous pourrions sortir peu à peu du samsara, de cette roue intérieure qui épuise.
En fait, les trois joyaux ne demandent pas une foi religieuse. Ils demandent une confiance intérieure : en une possibilité d'éveil, en un chemin de conscience, en des compagnons de route.
C'est une invitation, une graine de paix à semer. Car peut-être que la vraie libération commence quand on accepte de ne plus tourner en rond seul.








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